Origine et histoire de la DB10
Je me souviens encore de la première fois où j’ai vu l’Aston Martin DB10. C’était en 2015, dans une scène spectaculaire du film Spectre. Cette voiture ne ressemblait à aucune autre. Et pour cause : elle a été pensée uniquement pour incarner l’élégance et la puissance de James Bond. Présentée en 2014, elle marque une collaboration directe entre Aston Martin et les studios de la saga 007.
Seulement 10 exemplaires ont vu le jour. Huit d’entre eux ont été modifiés pour les cascades, et les deux autres ont été conservés dans un état impeccable. Autant dire que c’est une espèce rare, que vous ne croiserez jamais par hasard.
Un design taillé pour 007
Ce qui frappe d’abord, c’est la silhouette. Fluide, basse, agressive, presque animale. La DB10 ne cherche pas à plaire, elle impose. Ce modèle a posé les bases du futur design de la marque, influençant notamment la DB11. La carrosserie est sculptée dans l’aluminium, avec des lignes tendues, tendrement menaçantes.
À l’intérieur, c’est minimaliste, mais raffiné. J’ai toujours aimé cette façon qu’a Aston Martin de mêler sportivité brute et raffinement discret. Chaque élément a une place, rien n’est superflu. On se sent pilote, pas juste conducteur.
Fiche technique de l’Aston Martin DB10
- Moteur : V8 4.7L atmosphérique
- Transmission : boîte manuelle à 6 rapports
- Puissance : 430 chevaux
- Vitesse maximale : 250 km/h
- Accélération : 0 à 100 km/h en 4,5 secondes
- Plateforme : basée sur l’Aston Martin V8 Vantage
Ce n’est pas la supercar la plus puissante du marché, j’en conviens. Mais ici, tout est une question d’équilibre. Le moteur atmosphérique rugit, sans filtre. La boîte manuelle ajoute ce plaisir mécanique que beaucoup de voitures modernes ont abandonné. C’est un vrai bonheur pour les puristes.
Une supercar d’exception
Ce qui fait vraiment la particularité de la DB10, au-delà de son apparence ou de ses chiffres, c’est sa rareté. Un seul exemplaire a été vendu, lors d’une vente aux enchères, pour environ 3 millions d’euros. Une somme vertigineuse, mais compréhensible quand on pense à l’objet en question.
Les autres modèles ont été soit détruits pendant le tournage, soit précieusement conservés. Si vous avez la chance d’en voir une, considérez-vous comme privilégié. C’est un morceau de cinéma, presque une relique moderne.
La star de “Spectre”
Dans le film Spectre, la DB10 est bien plus qu’un simple véhicule. Elle devient une extension du personnage de Bond. Equipée – fictivement – de gadgets improbables comme des lance-flammes ou un siège éjectable, elle apporte cette touche de fantaisie typique de la franchise.
Comme l’Aston Martin DB10, la Lamborghini Diablo incarne l’apogée des supercars des années 90, mêlant design audacieux et performances extrêmes.
Pour moi, ce rôle dans le film renforce son aura mythique. On ne parle pas d’une voiture de série, mais d’un personnage à part entière, une alliée dans les moments les plus tendus.
DB10 vs autres Aston Martin
Quand je compare la DB10 à d’autres modèles comme la DB9 ou la DB11, une chose saute aux yeux : elle n’a jamais été destinée à la vente. Ce n’est pas un modèle de route. C’est un prototype, un concept roulant, façonné pour le grand écran.
Elle n’a pas la polyvalence d’une DB11, ni le raffinement d’une DB9, mais elle a quelque chose que les autres n’ont pas : une âme cinématographique. C’est une Aston Martin née pour briller sous les projecteurs, pas pour arpenter les routes.
Une icône inatteignable
Finalement, la DB10 incarne une vision de l’automobile qui me fascine : exclusive, racée, presque inaccessible. Elle n’a pas été faite pour nous, simples mortels, mais pour un agent secret fictif, dans un univers où tout est exagéré. Et c’est peut-être justement pour cela qu’elle me plaît autant.
Si vous aimez les voitures qui racontent une histoire, qui dépassent leur statut d’objet pour devenir symboles, alors vous comprendrez pourquoi la DB10 me laisse encore rêveur aujourd’hui.






