Pourquoi fabriquer son gel hydroalcoolique soi-même ?
Depuis que les flacons ont envahi nos sacs, nos voitures, nos entrées de maison, je me suis souvent demandé : pourquoi ne pas en faire moi-même ? Fabriquer son propre gel désinfectant, c’est avant tout un acte de bon sens. Vous contrôlez ce que vous appliquez sur votre peau, vous économisez, et surtout, vous êtes autonome, en cas de pénurie ou de prix trop élevés en pharmacie.
En plus, je trouve cela rassurant de connaître la composition exacte du produit, d’éviter les additifs inutiles, et de garder un certain pouvoir sur ma santé et celle de mes proches. Et entre nous, c’est aussi une belle manière de limiter les déchets plastiques en réutilisant ses flacons.
Précautions à prendre avant de commencer
Avant de vous lancer dans cette petite alchimie domestique, prenez quelques précautions. Ce n’est pas compliqué, mais cela demande un minimum de rigueur. Voici ce que je recommande :
- Travailler dans un espace propre et bien ventilé, pour éviter toute contamination ou inhalation excessive d’alcool.
- Porter des gants pour protéger votre peau, et un masque si vous avez une sensibilité aux vapeurs d’alcool.
- Respecter scrupuleusement les dosages, car c’est la concentration d’alcool qui assure l’efficacité virucide du gel.
Il ne s’agit pas ici de faire un parfum, mais bien un produit d’hygiène sérieux. La sécurité passe avant tout.
Ingrédients nécessaires
Vous verrez, les ingrédients sont faciles à trouver, du moment qu’on s’y prend à l’avance. Cette recette est directement inspirée des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. Rien de farfelu.
- Éthanol ou alcool isopropylique à 96% : 830 ml
- Eau oxygénée (peroxyde d’hydrogène) : 42 ml
- Glycérine (glycérol) : 15 ml
- Eau bouillie ou distillée, refroidie : 110 ml
- Flacon propre avec bouchon ou pompe, idéalement stérilisé
Un entonnoir, si vous en avez un, facilitera le remplissage sans gaspillage ni débordement.
Étapes de préparation
Passons à la pratique. Suivez les étapes calmement, sans précipitation. Tout se joue dans la précision et l’hygiène.
- Mélanger l’alcool et l’eau oxygénée dans un grand récipient propre.
- Ajouter la glycérine. Cela rend le gel moins asséchant pour la peau. Remuez bien, avec délicatesse.
- Incorporer l’eau bouillie et refroidie. C’est elle qui complète la formule.
- Transvaser la préparation dans votre flacon à l’aide d’un entonnoir stérilisé.
- Laisser reposer 72 heures. Ce temps d’attente permet de détruire d’éventuels micro-organismes résiduels.
Le mélange peut sembler un peu liquide, mais c’est tout à fait normal. Ce n’est pas un gel comme ceux du commerce, souvent épaissis artificiellement.
Conservation et conseils d’utilisation
Gardez votre gel dans un endroit frais, à l’abri de la lumière directe. L’idéal ? Un placard, ou une trousse de toilette.
Pour l’utiliser, versez une noisette au creux de vos mains, frottez soigneusement, entre les doigts, sur les ongles, jusqu’à ce que ce soit sec. Évitez le contact avec les yeux, évidemment. Et ne remplacez pas le lavage de mains à l’eau et au savon quand c’est possible. C’est encore plus efficace.
FAQ : Questions fréquentes
Peut-on ajouter des huiles essentielles ?
Oui, mais avec parcimonie. Quelques gouttes suffisent, pas plus. Le risque ? Altérer la concentration d’alcool, et donc l’efficacité. Personnellement, j’ajoute parfois un peu de lavande ou d’eucalyptus. C’est agréable, sans nuire à la formule.
Est-ce aussi efficace qu’un gel du commerce ?
Oui, absolument, à condition de respecter les proportions à la lettre. La clé réside dans la concentration d’alcool, pas dans la texture.
Peut-on remplacer l’éthanol par un autre alcool ?
Non, pas vraiment. Seuls l’alcool isopropylique ou l’éthanol pur sont recommandés. Les autres types d’alcool, comme l’alcool de bouche ou le méthanol, sont inefficaces voire dangereux.
Une alternative simple et rassurante
Fabriquer son gel hydroalcoolique est à la portée de chacun, avec un peu de rigueur et de méthode. C’est un geste rassurant, presque apaisant dans ce monde incertain. Et si vous l’essayez, je suis sûr que vous y prendrez goût. N’hésitez pas à adapter légèrement la recette à vos besoins, tout en respectant les règles de sécurité. Après tout, prendre soin de soi, c’est aussi se réapproprier de petits savoir-faire oubliés.
Et vous, avez-vous tenté l’expérience ? C’est souvent dans les gestes les plus simples qu’on retrouve le plus de satisfaction. Je vous encourage à essayer, et à en parler autour de vous.






